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Pour la deuxième année, avec les fonds collectés sur les courses-marches de PARIS, ODYSSEA permettra le financement du programme de recherche de l'Institut CURIE
L’expertise de l’Institut Curie au service d’un programme de recherche innovant
En France, 5,6 % des cancers du sein touche des femmes de moins de 40 ans, soit 2 350 cas par an (chiffres de 2000). Certaines de ces tumeurs surviennent dans un contexte de prédisposition. Elles concernent des femmes ayant une mutation de l'un des gènes impliqués dans les formes familiales de cancer du sein (BRCA1 ou BRCA2).
L'Institut Curie est un centre de référence pour la prise en charge des cancers du sein. Son expertise dans les traitements conservateurs, les thérapeutiques innovantes et l'oncogénétique (femmes à haut risque familial), en fait un acteur de tout premier rang pour la prise en charge des femmes jeunes atteintes de cancer du sein.
Préserver au maximum la féminité et la fécondité tout en réduisant le risque de rechute
Chez les femmes de moins de 40 ans, les cancers du sein sont souvent diagnostiqués à un stade plus avancé que chez les femmes plus âgées. Leurs traitements reposent sur l'association de la chirurgie, de la radiothérapie et de la chimiothérapie, éventuellement suivie par une hormonothérapie et/ou une immunothérapie.
Du fait du jeune âge des patientes, la prise en charge qui est proposée comporte des enjeux très particuliers. Certains de ces traitements peuvent altérer temporairement ou définitivement les fonctions hormonales, ce qui peut avoir un impact sur la fertilité des femmes. Par ailleurs, les conséquences sociales et psychologiques de la maladie ou de son traitement peuvent être encore plus préoccupantes chez les femmes jeunes. C'est le cas en particulier de la chirurgie et cela justifie, toutes les fois où cela est possible, de leur proposer le recours à un traitement avec conservation du sein.
Cependant, l'une des caractéristiques des cancers touchant les femmes de moins de 40 ans est le risque de récidive plus élevé au niveau du sein traité que dans la population générale.
Les facteurs connus d'agressivité tumorale que l'on retrouve plus fréquemment chez les femmes jeunes ne suffisent pas à expliquer cette majoration du risque de récidive locale. D'autres facteurs inconnus à ce jour pourraient également être en jeu. Leur connaissance permettrait d'améliorer la prédiction de ce risque. Aujourd'hui, les cancérologues sont confrontés à un véritable dilemme dans la mise en oeuvre d'un traitement entre la limitation des séquelles, la préservation de la fertilité et la réduction maximale du risque de rechute.
La génomique pour affiner le diagnostic et rechercher de nouveaux traitements
Dans une publication récente , les médecins de l'Institut Curie montrent, à partir de 209 prélèvements de tumeurs, que l'âge est à ce jour le seul facteur, parmi les paramètres cliniques et histologiques pris en compte, susceptible d'indiquer un risque de récidive : plus les patientes sont jeunes, plus leur risque de récidiver est élevé.
Pour identifier des paramètres plus éprouvés indiquant le risque de récidive, les médecins et les chercheurs de l'Institut Curie étudient le profil génomique de ces tumeurs.
Dans un premier temps, ils ont comparé, chez des patientes de moins de 40 ans ayant récidivé localement, le profil génomique de la tumeur initiale et celui de la récidive. Cette première étape était essentielle pour distinguer les « véritables » récidives, de la survenue d'un deuxième cancer indépendant. Les chercheurs et les médecins peuvent désormais se consacrer à la comparaison entre les profils génomiques des patientes ayant rechuté et les autres. Si une différence apparaît, il sera alors possible d'inclure l'analyse génomique parmi les paramètres pronostiques et ainsi mieux repérer les patientes « à risque » de récidive avec un traitement conservateur.
Par ailleurs, les chercheurs et les médecins de l'Institut Curie étudient de manière plus pointue 11 gènes dont l'implication dans les cancers du sein est déjà connue. Ils recherchent s'il existe un lien entre les divers degrés d'expression et le nombre de protéines qu'ils induisent, et l'agressivité tumorale.
Ces études devraient permettre d'une part de repérer des gènes impliqués dans l'agressivité tumorale ou dans la résistance aux traitements et, d'autre part, servir de base à la recherche de nouveaux traitements mieux adaptés aux tumeurs à risque de récidive.
L'ensemble de ce programme dédié aux cancers de la femme jeune devrait à terme assurer une meilleure prise en charge limitant au maximum les séquelles pour les patientes.
- Fiche de présentation de l'Institut Curie
- Fiche programme cancer du sein
- Contacts presse institut curie :
Catherine Goupillon/Céline Giustranti 01 56 24 55 23/24 - service.presse@curie.fr
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